10 clés pour donner la confiance en soi à son enfant

10 clés pour donner la confiance en soi à son enfant

10 clés pour donner la confiance en soi à son enfant

« Je me suis lancée depuis peu dans l’entrepreneuriat. J’ai eu l’impression de me lancer dans le vide – cette impression est encore là, je dois bien l’avouer. Pourtant, je me suis bien lancée ! Pourquoi ? Notamment grâce à ma confiance en moi, en mes capacités à réussir. Mais d’où vient cette confiance ? En grande partie, elle vient de mes parents mais surtout de mon grand-père paternel qui avait une confiance absolue en moi. La confiance est donc une affaire de transmission trans-générationnelle ».

La confiance en soi est en conséquence un bien précieux. Transmettre la confiance, c’est un très bel héritage que tout parent peut, doit offrir à son enfant. Une fille et un garçon qui croient en eux seront capables d’affronter la vie. Une fille et un garçon qui croient en eux réussiront ce qu’ils entreprendront, même s’ils rencontreront sur leur chemin des échecs. Elle et lui auront la confiance en bagage pour devenir des adultes épanouis.

Mais comment en tant que parents transmettre à nos enfants cette confiance si précieuse ?

 

Sommaire

  • D’où vient la confiance en soi ?
  • C’est quoi la différence avec l’estime de soi ?
  • Comment transmettre la confiance en soi à son enfant ?
  • Témoignage
  • Transmettre la confiance, exercices

 

D’où vient la confiance en soi ?

 

La confiance en soi est la combinaison entre se sentir utile, se sentir valorisé-e et se sentir capable.

La confiance en soi génère de l’optimisme et de l’espoir, car on sait qu’on a les capacités. Se sentir capable permet de relever courageusement des défis et d’agir pour atteindre ses objectifs.

La confiance en soi transforme les pensées en actions : l’assurance et le courage viennent de la conscience que nous avons de notre valeur, de notre chance. Elle s’acquiert grâce à une sécurité intérieure, une affirmation de ses besoins, une acquisition des compétences et une reconnaissance par les autres.

Le travail de confiance en soi est un travail d’introspection. Une personne qui se connaît, et qui sait s’accepter aura une confiance en elle plus accrue qu’une personne qui passe son temps à se remettre en question.

Plusieurs facteurs influencent la confiance en soi : notre histoire personnelle avec nos choix bons et moins bons, l’éducation que nous avons reçue, la pression sociale de l’environnement mais aussi de la famille. Nos choix personnels jouent un rôle majeur dans le développement de notre confiance en nous. Chacun et chacune d’entre nous connaît un jour dans sa vie un manque de confiance. Ce manque peut s’exprimer au travers d’une multiplicité de sentiments : timidité, manque d’assurance, mésestime, besoin de sécurité, peur du risque…

Confiance en soi : permet d'avoir du courage et de l'assurance

La confiance donne du courage et de l’assurance

C’est quoi la différence avec l’estime de soi ?

 

L’estime de soi est souvent confondue avec la confiance en soi. L’estime de soi est le jugement que nous portons sur nous même, notamment par le prisme de la confiance en soi :

  • L’amour de soi : est-ce que j’aime la personne que je suis ?
  • L’acceptation de soi : est-ce que m’accepte comme je suis, avec mes qualités et mes défauts ?
  • La confiance en soi : est-ce que je me sens apte à réussir par moi-même ?
  • La vision de soi : est-ce que je suis capable de me projeter dans le futur ?

Pour en savoir plus, vous pouvez lire l’article Estime de soi, confiance en soi : quelle différence ? sur le blog de Sabine PERNET, sophrologue et hypno thérapeute.

Comment transmettre la confiance en soi ?

 

La confiance en soi est un sentiment qui s’acquiert dès la naissance. Elle se construit dans les interactions et la qualité du lien entre le bébé et ses parents. Puis la confiance continuera à se construire tout le long de l’enfance et de l’adolescence. La confiance en soi est donc une formidable qualité humaine à transmettre.

 

Voici 10 clés à retenir pour transmettre la confiance en soi

 

1. CONSACRONS DU TEMPS à notre enfant et SOYONS ATTENTIF, attentive à lui ou elle. Observons avec bienveillance notre enfant afin de repérer un éventuel manque de confiance. Comment est notre enfant ? Est-il ou est-elle intrépide ou restent-ils dans leur coin, n’osant pas aller vers les autres ?

2. FORMULONS nos phrases POSITIVEMENT pour encourager notre enfant. Bannissons « tu n’as pas réussi » pour préférer « tu n’y aies pas encore arrivé mais en persévérant, tu vas réussir ». Identifions aussi ses éventuelles pensées automatiques négatives du type « je suis nul » et aidons-le à formuler positivement ses pensées. Vous trouverez sur Pinterest de nombreuses propositions de formulation.

3. VALORISONS, mettons l’accent sur les efforts faits par notre enfant comme la persévérance, la concentration, la motivation… Plus notre enfant est jeune, plus il doit être valorisé pour qu’il puisse par la suite développer des talents qui lui seront spécifiques. Toutefois, n’en faisons pas trop car si nous laissons croire à un enfant que tout ce qu’il fait est merveilleux, cela peut être destructeur par la suite. Il est nécessaire d’être objectif et objective en lui faisant autant de compliments que de critiques constructives.

4. AIDONS notre enfant à anticiper les obstacles auxquels il ou elle pourrait être confrontée. Aidons-le à trouver les ressources disponibles en lui ou à demander de l’aide. Accordons-lui la possibilité de se tromper puisque cela arrive à tout le monde, nous y compris.

5. ENCOURAGEONS-LE en le stimulant, en le sollicitant en fonction de son âge et sa maturité. N’oublions pas de le féliciter et de le remercier si besoin. Soyons vigilant et vigilante à ne pas à voir des attentes exigeantes et inadaptées à son égard. Et aidons-le à accepter une situation d’échec. Ne lui laissons pas entendre qu’il ou elle risque de ne plus être aimée s’ils ont fait une bêtise ou s’ils ont eu de mauvaises notes.

6. RASSURONS notre enfant mais ne le surprotégeons pas. Surprotéger son enfant c’est prendre le risque qu’il devienne timide, qu’il ait peur de prendre des risques et de se confronter au regard des autres.

7. SOYONS VIGILANT et vigilante avec l’humour qui peut être ressenti par notre enfant comme un sarcasme, une humiliation.

8. MONTRONS l’exemple en restant nous-même, en restant confiant et confiante en nous, notamment dans nos capacités parentales.

9. SOYONS JUSTE. Les petites filles ne sont pas biologiquement peureuses et les garçons ne sont pas biologiquement casse-cou. C’est à nous parents d’être vigilant dans notre éducation. Nous ne devons pas surprotéger les petites filles au risque d’amoindrir leur confiance en elles. Mais nous devons aussi accepter des petits garçons les moments de faiblesse ; dans le cas contraire, nous risquons d’impacter négativement leur estime d’eux-mêmes. Filles et garçons aiment prendre des risques. A nous de les aider à grandir dans un cadre aimant et sécurisé.

10. SOYONS INVENTIF et inventive. Il existe de nombreuses pratiques basées sur le jeu que nous pouvons utiliser pour aider notre enfant à renforcer la confiance en soi. Vous manquez d’imagination ? Je vous invite à lire l’article de la psychologue Lise BARTOLI L’Art d’apaiser son enfant.

Confiance en soi, résultat de la qualité du lien enfant parent

La confiance dépend notamment de la qualité du lien

Témoignage :

Depuis toute petite, ma nièce Anna ressemble à une poupée de porcelaine. Les membres de la famille étaient alors tentés de la surprotéger lorsqu’elle était très jeune enfant. J’ai souvenir d’un après-midi au parc. Nous étions trois : sa mère, elle et moi. Anna s’est dirigée immédiatement vers son toboggan préféré et a commencé à s’amuser. Mais très vite son regard a été attiré par l’autre toboggan, celui des grands et des grandes. Sa curiosité et son envie la poussaient vers ce toboggan mais elle n’osait pas y aller. Que cela ne tienne, c’était sans compter sans la super Tatie. J’ai donc accompagné ma nièce vers ce nouveau challenge. Ma sœur m’a spontanément stoppée dans mon élan : « non, son père ne veut pas ». Mais son père, il n’était pas là, pourquoi devrait-il me mettre les bâtons dans les roues ? J’ai donc aidé Anna – et sa mère par la même occasion – à affronter sa peur. Première et deuxième descentes, je lui tiens la main. Troisième descente, je lui tiens le bout des doigts. Quatrième, ma nièce lâche d’elle-même la main. En fin d’après-midi, lorsque son père nous a rejoint, c’est très fièrement qu’elle lui a dit : « regarde Papa ce que je sais faire ! ». Depuis, ses parents l’encouragent dans ses apprentissages.

Anne-Marie, 42 ans.

Confiance en soi permet de vaincre sa peur

Anna montre sa fierté d’avoir vaincu sa peur

Transmettre la confiance en soi, exercices

Harabesque vous transmet :

Le jeu « Je souffle ma peur ».

  1. Demandez à votre enfant de porter ses deux mains jointes à la bouche.
  2. Puis proposez-lui de souffler sa peur dans ses mains.
  3. Une fois qu’il ou elle est certaine d’avoir soufflé toute sa peur, demandez-lui de frotter très fort ses mains.
  4. Puis invitez-le à jeter sa peur en jetant ses mains en l’air.
  5. Au revoir la peur !

 

Les ressources zen disponibles sur le blog :

La posture de l’arbre

 

Harabesque a trouvé pour vous :

Le conte de la Grenouille qui aide son enfant à ne pas prendre en compte le regard des autres.

En effet, le regard des autres peut être un facteur d’inhibition de la confiance.

 Il était une fois une course … de grenouilles.

L’objectif était d’arriver en haut d’une grande tour.

Beaucoup de gens se rassemblèrent pour les voir et les soutenir.

La course commença.

En fait, les gens ne croyaient probablement pas possible que les grenouilles puissent atteindre la cime, et toutes les phrases que l’on entendit furent de ce genre : « Quelle peine !!! Elles n’y arriveront jamais ! »

Les grenouilles commencèrent à se résigner, sauf une qui continua de grimper avec fougue et enthousiasme et les gens continuaient : « … Quelle peine !!! Elles n’y arriveront jamais !… »

Et les grenouilles s’avouèrent vaincues, sauf toujours la même grenouille qui continuait à insister.

A la fin, toutes se désistèrent, sauf cette grenouille qui, seule et avec un énorme effort, atteignait le haut de la cime.

Les autres voulurent savoir comment elle avait fait. L’une d’entre elles s’approcha pour lui demander comment elle avait fait pour terminer l’épreuve.

Et découvrit qu’elle… était sourde !

Auteur inconnu

 

Confiance en soi : illustration conte de la grenouille

Oui, même les grenouilles portent des baskets dans le monde imaginaire !

CONCLUSION

La confiance en soi est une qualité importante à transmettre et à développer chez son enfant. Elle l’accompagnera toute sa vie. Elle sera l’un des piliers de sa réussite. Elle facilite les relations humaines : familiales, professionnelles et sociales. Elle donne l’audace d’entreprendre. Elle permet d’oser. Elle aide à rebondir et à s’adapter en toutes circonstances. Elle est un atout nécessaire dans notre société exigeante.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Vous avez aimé cet article ? Partagez-le !

4 Commentaires

Ajouter un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs * sont obligatoires.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.